Le Déclin du courage, par Alexandre Soljenitsyne, Harvard (juin 1978) Communisme et capitalisme, frères ennemis mais frères

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203PartagesDevant la prestigieuse assemblée des enseignants de Harvard, le Prix Nobel rescapé du Goulag soutient que les sociétés soviétique et occidentale moderne ne diffèrent pas de nature. Toutes deux se fondent sur l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu et ambitionnent de réaliser son bonheur par le seul changement de système social. Toutes deux génèrent une « pensée unique », l’une du Parti, l’autre de l’opinion. De la société communiste sans loi, l’Occident se distingue par son détestable légalisme source d’égoïsme et

Antigone, héroïne de la loi naturelle et de la légitimité Du devoir de résistance

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193PartagesEn ces temps calamiteux, où la plupart des autorités temporelles et spirituelles se sont ralliées à l’esprit de monde qui proclame les « Droits de l’Homme », de l’homme tout puissant, de l’homme maître de la nature, de l’homme maître de sa nature, de l’homme qui décide du bien et du mal — et donc de l’homme qui se fait Dieu —, du fond des âges une petite voix dérangeante, une petite voix entêtante retentit : Antigone rappelle aux tyrans

Autorité et Pouvoir chez les modernes La forme du régime politique est-elle neutre ? [2]

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78PartagesLa république moderne légitime son pouvoir par son caractère rationnel, voire scientifique. Or, paradoxalement, peu de penseurs se sont attachés à étudier l’essence du pouvoir des États modernes, comme si l’argument de rationalité légitimait tout, mais aussi, comme s’ils éprouvaient une certaine difficulté à en parler. Pour expliquer cette gêne et pour découvrir ce qu’il faut comprendre par « rationalité du pouvoir », nous tacherons de préciser le sens donné aux mots autorité, pouvoir et république dans la modernité.

Le combat légitimiste Gouvernement par autorité contre gouvernement par opinion

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701PartagesBien peu ont conscience de l’extrême fragilité des fondements théoriques des sociétés révolutionnaires et si ces constructions artificielles semblent pourtant triompher sur toute la planète, c’est que jusqu’ici, elles ont réussi à fuir ou à étouffer le débat théorique où elles se savent vulnérables. En effet, pour détourner les hommes des questions essentielles de la loi naturelle, de la légitimité, de l’autorité, du droit divin, d’une part on les enivre par un flux continu d’informations futiles qui font écran à

Considérations sur la notion de loi La loi : œuvre de la raison ou de la seule volonté ?

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108PartagesLes catholiques, qui vivent aujourd’hui dans une société où presque rien ne fonctionne normalement, éprouvent les plus grandes difficultés, non seulement à accomplir leurs devoirs, mais même simplement à les connaître&#321. Confrontés à des autorités humaines incompétentes ou tyranniques, ils ont tendance à rejeter a priori toute loi civile ou ecclésiastique. C’est certainement une des plus subtiles tentations du chrétien en temps de crise. Il est pourtant dans le plan de Dieu que l’homme se sauve par l’obéissance aux lois,