Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (1973) Sociologie de la subversion de masse

Comment ces étudiants sérieux, après seulement quelques participations aux AG de grévistes, se sont-ils mutés, pour les uns en révolutionnaires hargneux et violents, et pour les autres en couards prêts à toutes les concessions ? Comment cette Conférence des Évêques de France a-t-elle pu déboucher sur des déclarations aussi insipides, consensuelles et pusillanimes ? C’est que ces deux groupes — et tant d’autres avec eux — ont en commun leur mode de fonctionnement en société de pensée. Catholiques, monarchistes et

Le Déclin du courage, par Alexandre Soljenitsyne, Harvard (juin 1978) Communisme et capitalisme, frères ennemis mais frères

Devant la prestigieuse assemblée des enseignants de Harvard, le Prix Nobel rescapé du Goulag soutient que les sociétés soviétique et occidentale moderne ne diffèrent pas de nature. Toutes deux se fondent sur l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu et ambitionnent de réaliser son bonheur par le seul changement de système social. Toutes deux génèrent une « pensée unique », l’une du Parti, l’autre de l’opinion. De la société communiste sans loi, l’Occident se distingue par son détestable légalisme source

Louis XX : un prince soucieux d’accomplir tous ses devoirs Réconciliation nationale, pardon, piété filiale, défense des valeurs familiales

En tant qu’aîné de la Maison de Bourbon, les Lois fondamentales du Royaume de France désignent le duc d’Anjou comme successeur de nos rois. Et il faut reconnaître que Louis XX prend à cœur ce rôle et ses devoirs. En effet, il est engagé dans plusieurs combats, dont certains à rebours de la pensée unique. Quand les gouvernements impuissants face au dictât de Bruxelles désirent se donner de l’importance auprès de leurs électeurs, on peut compter sur eux pour déterrer

Miroir de prince, par Ronsard (1524-1585) Institution pour l’adolescence du roi très chrétien Charles IX de ce nom

À part quelques bobos, le pseudo-modèle de l’artiste révolté — qu’on nous impose à grand renfort de coûteuses campagnes médiatiques —, n’abuse plus grand monde. En effet, pour exister, un Ronsard n’a pas besoin de « briser des tabous », il ne sent pas obligé de faire du laid et encore moins du scatologique. Dans ce poème, et suivant la longue tradition des « miroirs de prince »*, le poète dessine le portrait du bon prince. Horreur pour un moderne

La prise de la Bastille le 14 Juillet 1789, par Frantz Funck-Brentano Des faits jusqu’au mythe

Les malheurs viennent souvent d’une autorité faible qui n’ose pas s’imposer pour établir la justice. Or les crimes impunis enhardissent les voyous qui terrorisent la population et finissent par régner en maîtres ; ainsi Louis XVI laissa-t-il s’installer l’anarchie dans son Royaume. Brentano revient ici sur ces circonstances qui ont conduit au 14 juillet. « On a dit que la Bastille avait été prise par le peuple de Paris. Le nombre des assiégeants s’éleva à un millier tout au plus, parmi lesquels,

La Révolution française analysée par un Musulman en 1798 La loi naturelle, critère de jugement universel

Ahmed Atif Efendi est un haut fonctionnaire de l’Empire Ottoman. En 1798, il écrit un mémorandum destiné à fournir des arguments pour contrer les avances de Bonaparte — conquérant éphémère de l’Égypte — qui cherche à rallier les musulmans à la République française. L’envahisseur ne prétend-il pas que les Français sont de bons musulmans pour avoir chassé le pape de Rome et détruit l’Ordre de Malte ? Parce qu’il s’appuie sur la loi naturelle  — accessible à tous les hommes

Le rituel édifiant des funérailles de l’Impératrice Zita Quand se révèle l'essence de la monarchie

Nous voudrions insister sur la symbolique de ce rituel qui rappelle aux souverains et à leurs peuples leurs devoirs, leur misère et leur espérance : – Leurs devoirs, parce que, quel que soit notre état, nous sommes tous appelés à servir Dieu, nos frères et le bien commun. – Leur misère et leur espérance, parce que nous sommes tous pécheurs, et qu’à notre mort, nous devrons humblement rendre des comptes à mesure de notre état et de notre zèle à

Origines idéologiques du génocide vendéen, par Gracchus Babeuf (1760-1797) Chap. IV du livre « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier »

Babeuf révèle ici avec horreur le caractère programmé du « populicide » de la France par Robespierre. En effet, selon le gouvernement de la Ire République, notre pays était trop peuplé pour envisager un partage égal des richesses et réaliser ainsi l’idéologie du Contrat social de Rousseau. Il fallait donc le dépeupler grâce à un système de guerres et de massacres. Le document présente d’autant plus d’intérêt que Babeuf est considéré comme un précurseur du communisme, utopie origine elle aussi,

Lettre sur les ouvriers par Henri V comte de Chambord (20 Avril 1865) Aux origines du catholicisme social

La loi Le Chapelier (1791) est une des premières lois votées par l’Assemblée révolutionnaire. Elle interdit les corporations et tout droit d’association aux gens de métier. Les ouvriers, désormais sans défense, sont exploités par la bourgeoisie révolutionnaire et plongés dans la misère la plus épouvantable. En dehors des œuvres caritatives chrétiennes, personne ne se préoccupe du sort de ces malheureux. Le souci permanent de Henri V pour les plus pauvres se traduit notamment par cette Lettre sur les ouvriers, qui

Décret de condamnation de l’Action Française, par saint Pie X et Pie XI 29 janvier 1914 - 29 décembre 1926

Oui les papes Pie X et Pie XI ont légitimement condamné des ouvrages fondamentaux de Charles Maurras comme contraires à la Foi — l’étude de Faoudel et Savéan le montre clairement. Cependant, Pie XI aurait dû argumenter ce décret. Or non seulement aucune justification ne fut donnée, mais les catholiques maurrassiens durent subir une persécution impitoyable de la part d’un certain clergé pro-démocrate-chrétien revigoré par la condamnation de ses adversaires. Cette absence de mise au point semble bien expliquer la