Charles Maurras et le nationalisme Le mariage contre-nature de la monarchie avec l'idéologie

Maurras a tenté toute sa vie durant de marier la monarchie avec l’idéologie nationaliste. Or, comme le libéralisme et le socialisme, le nationalisme est enfant de la Révolution et constitue pareillement une religion séculière qui exalte l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu. Le maître de l’Action française parsème d’ailleurs son œuvre de phrases à fort relent gnostique en développant une mystique du progrès de l’homme — de la nation ou de la race —  vers quelque chose de supérieur

Charles Maurras et l’empirisme organisateur L’Empirisme organisateur « exclut les abus du sentiment chrétien »

Adepte de la « religion parfaitement laïque » de l’Empirisme organisateur, Maurras tient en horreur tout théisme, et surtout cette religion chrétienne d’origine juive. Cependant, il tolère le catholicisme qu’il considère comme un anticorps développé par l’Occident contre l’anarchie chrétienne : « Le mérite et l’honneur du catholicisme furent d’organiser l’idée de Dieu et de lui ôter ce venin. » Au fil de cette étude, c’est un Maurras peu connu qui se révèle. [VLR]

Charles Maurras et le positivisme Comment les royalistes et les catholiques ont trahi le droit divin

Dans le monde royaliste on présente volontiers Maurras comme le restaurateur des principes monarchiques sur des bases rationnelles. Dans le monde catholique on fait de ce penseur agnostique un champion du droit naturel qui a défendu l’Église, de l’extérieur contre les attaques républicaines, et de l’intérieur contre le catholicisme libéral. Or, sur les plans politique et religieux, le Maître de l’Action Française revendique sa filiation à plusieurs philosophies et doctrines dont le Positivisme, l’Empirisme organisateur et le Nationalisme. Nous analyserons

Critique du Testament court de saint Rémi, par Michel Rouche De la valeur historique du document et de ses enseignements

Devant l’abondance de faux documents forgés aux Xe et XIe siècles, plusieurs historiens du XIXe siècle ont mis en doute l’authenticité du Testament de saint Rémi transmis par Hincmar et Flodoard. Faute d’autres sources pour les corroborer, des pans entiers de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours ont ainsi été remis en cause, comme l’épisode du vase de Soissons ou le baptême du Roi franc à Reims. Dans son Clovis, Michel Rouche — professeur à la Sorbonne — réfute

Les serments du sacre des rois de France, par Jean de Viguerie Le « serment du Royaume » et ses interprétations

Les paroles du serment du Royaume — que le Roi prononce lors de la cérémonie du sacre —, sont restées inchangées pendant des siècles. Si par ses promesses le Roi s’engage bien envers le peuple, le serment est quant-à lui fait à Dieu, ce qui valide et majore les promesses. Le serment du Royaume, s’il n’est prononcé que par le Roi, engendre des obligations réciproques entre le Roi et ses sujets. Pourtant en aucun cas il s’agit d’un contrat, et

La monarchie absolue de droit divin, par François Bluche La France monarchique est un État de droit

La Monarchie française est absolue de droit divin : – « Absolue » signifie pleine souveraineté. Seule la pleine indépendance du Monarque lui permet de protéger naturellement son Royaume contre les intérêts privés ou étrangers qui menacent le bien commun (aujourd’hui les lobbys financiers et idéologiques). En revanche, « absolue » ne signifie pas illimitée. L’autorité du roi est arrêtée juridiquement par les Lois fondamentales du Royaume et elle est bornée pratiquement par le principe de subsidiarité. En effet, le

Louis XIV le réformateur, par le Professeur Jean-Baptiste Geffroy La restauration de l'autorité royale

Ils sont nombreux les détracteurs de Louis XIV. Selon les uns, il aurait accompli le projet moderne d’une monarchie absolue et tyrannique, opposée à une ancienne monarchie tempérée. Selon d’autres, il serait l’initiateur d’une centralisation liberticide achevée par la Révolution. Pour d’autres encore, il aurait bouleversé l’équilibre social en favorisant la bourgeoisie au détriment de la noblesse. Jean-Baptiste Geffroy bat en brèche nombre de ces idées reçues dans une conférence donnée au Cercle Paul Barillon, en Anjou, le 21 janvier

Les massacres de septembre, par Georges de CADOUDAL Ou le "baptême" de sang de la République française

Fin août 1792, l’Assemblée législative souhaite dissoudre la Commune de Paris tant ses excès l’exaspèrent. C’est compter sans les F∴ Danton et Marat qui en ont besoin comme instrument de terreur pour poursuivre la Révolution. Ainsi Danton lui obtient-il encore plus de pouvoir grâce à un argument promis à un bel avenir : « la Patrie est en danger. » Alors le cauchemar se réalise : on abolit toutes les libertés, on encourage la délation, on arrête les suspects ; puis dans d’effroyables conditions,

Le 15 août : Fête nationale du Royaume de France Le Vœu de Louis XIII (10 février 1638)

Le Roi consacre le Royaume à la Sainte Vierge Louis XIII et Anne d’Autriche se marient en 1615 mais vingt-deux ans plus tard, au désespoir de tout le peuple de France, leur union demeure stérile. Enfin en 1638, après bien des pèlerinages, bien des prières à cette intention, le couple royal attend un enfant, il sera nommé Louis-Dieudonné, c’est le futur Louis XIV. Celui-ci n’est pas encore né que le très pieux Louis XIII prononce la consécration de sa personne

Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF L'A.B.C. du royalisme

L’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques ou le Manifeste légitimiste. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude. Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés. L’édition de l’Université d’été 2019 est maintenant téléchargeable.