Aperçu sur le légitimisme espagnol ou carlisme De l'universalité du combat légitimiste

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Cette petite étude sur le « légitimisme » espagnol n’envisage la question que du coté espagnol. Chacun sait que le carlisme espagnol s’est « télescopé » avec le légitimisme français pendant de nombreuses années. Le lecteur établira lui-même la concordance entre les princes qui furent, à la fois, aînés de la Maison de France et aînés de la Maison d’Espagne.

Boniface VIII et Philippe le Bel : Les enjeux Rapports Église/État, 3e partie

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Afin de mesurer l’ampleur de l’évolution dans les relations entre l’autorité ecclésiastique et l’autorité politique, un panorama rétrospectif à la querelle bonifacienne s’avère indispensable. Passons, pour ainsi dire, du droit romain à l’Épître aux Romains. Trois moments historiques peuvent être distingués depuis les temps apostoliques jusqu’à la fin du XIIIe siècle : l’Époque paléochrétienne, l’Antiquité tardive et le Haut moyen-âge, l’Époque grégorienne enfin.

Boniface VIII et Philippe le Bel : Les protagonistes et leurs argumentaires Rapports Église/État, 2e partie

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Le droit romain nous est connu grâce à l’empereur Justinien Ier qui établit au VIe siècle une collection de décisions de justice faisant jurisprudence. Redécouvert à la fin du XIe siècle ce droit conforme au droit naturel est rapidement enseigné à l’université de Bologne où il influence le droit de l’Église ou droit canon. De nombreux clercs et papes — dont Boniface VIII — l’étudient à cette université, avec un effet pervers : ils finissent par considérer que l’Église absorbe les

Boniface VIII et Philippe le Bel : chronologie de la querelle Rapports Église/État, Ire partie

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Depuis deux siècles, l’État moderne impose à tous, nolens volens, sa vision totalitaire de la liberté d’un genre humain affranchi de l’ordre naturel et divin, et cherche à revêtir non seulement la majesté des rois mais aussi la sacralité de l’Église. La volonté de retracer les origines de cet État moderne conduit parfois à des rétrospectives contestables. C’est ainsi que l’affrontement qui éclate entre 1296 et 1303 entre le pape Boniface VIII (1294-1303) et le roi de France Philippe IV

Discours de Louis XX au Congrès mondial des familles 2019 30 mars 2019, Vérone (Italie)

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Monsieur le Président, Cher Brian Brown, Mesdames et Messieurs, Chers Amis,   Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société — il faudrait dire d’une civilisation — qui donne à l’homme toute sa place.   Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les

Autorité et liberté sous la monarchie française La monarchie ou l'harmonie sociale

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La philosophe Hannah Arendt remarque bien que « l’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté*. » Et en effet, dans l’extraordinaire diversité de l’Ancienne France, non seulement le Roi protège les libertés concrètes des corps intermédiaires, mais il est aussi le principe de leur unité harmonieuse. Pour ordonner et diriger chacun vers le bien commun, son autorité est absolue, autrement dit indépendante des intérêts particuliers. Parce que le Roi exerce cette autorité à la manière bienveillante d’un père,

Décret de condamnation de l’Action Française, par saint Pie X et Pie XI 29 janvier 1914 - 29 décembre 1926

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Oui les papes Pie X et Pie XI ont légitimement condamné des ouvrages fondamentaux de Charles Maurras comme contraires à la Foi — l’étude de Faoudel et Savéan le montre clairement. Cependant, Pie XI aurait dû argumenter ce décret. Or non seulement aucune justification ne fut donnée, mais les catholiques maurrassiens durent subir une persécution impitoyable de la part d’un certain clergé pro-démocrate-chrétien revigoré par la condamnation de ses adversaires. Cette absence de mise au point semble bien expliquer la

Le combat légitimiste Gouvernement par autorité contre gouvernement par opinion

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Bien peu ont conscience de l’extrême fragilité des fondements théoriques des sociétés révolutionnaires et si ces constructions artificielles semblent pourtant triompher sur toute la planète, c’est que jusqu’ici, elles ont réussi à fuir ou à étouffer le débat théorique où elles se savent vulnérables. En effet, pour détourner les hommes des questions essentielles de la loi naturelle, de la légitimité, de l’autorité, du droit divin, d’une part on les enivre par un flux continu d’informations futiles qui font écran à

Géopolitique des Capétiens par Hervé Coutau-Bégarie Comment le Royaume des lys s'est-il constitué ?

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Durant les huit siècles de la monarchie capétienne, la France acquiert peu à peu sa forme presque définitive, et ne manquent plus que quelques enclaves comme la Savoie et le comté de Nice. La formule célèbre « les quarante rois qui, en mille ans, firent la France » n’est donc pas dépourvue de liens avec la réalité. [VLR]

Considérations sur la notion de loi La loi : œuvre de la raison ou de la seule volonté ?

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Les catholiques, qui vivent aujourd’hui dans une société où presque rien ne fonctionne normalement, éprouvent les plus grandes difficultés, non seulement à accomplir leurs devoirs, mais même simplement à les connaître&#321. Confrontés à des autorités humaines incompétentes ou tyranniques, ils ont tendance à rejeter a priori toute loi civile ou ecclésiastique. C’est certainement une des plus subtiles tentations du chrétien en temps de crise. Il est pourtant dans le plan de Dieu que l’homme se sauve par l’obéissance aux lois,